Trois formes de testament reconnues

La mort est une étape de la vie qui se planifie. Si cette affirmation peut sembler froide à première vue, elle est malgré tout véridique. Car n’oubliez jamais qu’un décès sans testament peut occasionner des conséquences néfastes pour les proches du défunt. Déjà que, peu importe les circonstances, la perte d’un être cher demeure une épreuve douloureuse.

Malgré un testament bien fait, la gestion des obsèques en conformité avec les dernières volontés du disparu oblige parfois les proches à repousser le moment où ils pourront vivre pleinement leur peine. Une mort sans testament ne peut qu’amplifier la difficulté de cette triste étape.

Voici donc trois formes de testament reconnues par le droit québécois.

Le testament authentique (ou notarié)

Le testament authentique ou notarié est probablement la façon la plus traditionnelle et la plus connue de faire homologuer vos dernières volontés.

Ce testament est toujours reçu devant un notaire et un témoin. Dans certaines circonstances, deux témoins peuvent être exigés.

Ce type de testament coûte en moyenne 300 $ à 400 $, selon la complexité du dossier.

Le testament olographe

Le testament olographe doit être entièrement rédigé à la main par le testateur. Ceci exclut donc tout recours à une dactylo, un ordinateur ou tout autre moyen technique.

Le document doit être obligatoirement signé par la personne qui le rédige, mais la présence d’un témoin n’est pas nécessaire.

Simple et rapide, cette forme de testament n’implique aucuns frais à court terme.

Le testament fait devant témoins

Le testament fait devant témoin ne doit pas obligatoirement être écrit par la main du testateur. Le document peut être dactylographié et doit être signé soit par la personne concernée ou par une tierce partie en sa présence et selon ses instructions.

Ensuite, le testateur déclare devant deux témoins que le testament correspond à ses volontés. Les témoins doivent également signer le document en présence du testateur. Ces derniers ne peuvent être bénéficiaire du testament et doivent être majeurs.

À noter cependant que contrairement à un document rédigé devant notaire, le testament olographe et celui fait devant témoins doivent faire l’objet d’une procédure de vérification avant de prendre juridiquement effet. Ces vérifications peuvent coûter jusqu’à 1000 $.

Des solutions pour vous simplifier la vie

Certes, vous ne gagnerez jamais un concours de popularité en proposant à vos proches de faire un testament lors de la prochaine fin de semaine ensoleillée. Souvent associée à une activité lourde et fastidieuse, la rédaction de vos dernières volontés est généralement le projet repoussé aux calendes grecques, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Désormais, il existe plusieurs solutions facilitantes en ligne qui peuvent vous guider dans la rédaction de votre testament.

Si vous choisissez cette option, gardez en tête les éléments suivants :

Peu importe la formule choisie, ne perdez pas de vue que sans testament, vous léguerez surtout des tracas à vos proches.

N’hésitez pas à contacter la Corporation du cimetière Mont-Marie pour obtenir plus d’informations et des conseils judicieux.

 

Inhumation ou crémation?

Quelles sont vos volontés en matière de rite funéraire? Certes, il est plus motivant de réfléchir à vos prochaines vacances qu’à la façon dont vos obsèques seront célébrées. Malgré tout, il est important de ne pas négliger cet aspect dans votre testament.

Comme le choix reposera principalement sur vos considérations personnelles, évitez de laisser le fardeau de cette difficile décision à vos proches.

Concrètement, l’inhumation (enterrement du corps) et la crémation sont les deux possibilités les plus répandues. Mais comment choisir?

Voici quelques éléments qui devraient vous aider dans votre réflexion.

Inhumation

L’inhumation ou l’enterrement est le rite funéraire le plus répandu dans le monde. Il consiste à placer le défunt dans un cercueil qui sera ensuite enseveli dans une fosse ou dans un caveau, situé dans un cimetière.

Plus précisément, le corps est enterré dans une concession funéraire, un emplacement qui doit être loué pour un certain nombre d’années.

La plupart des compagnies de cimetière offrent également la possibilité de déposer le cercueil dans un enfeu, aussi appelé crypte.

Une cérémonie à l’image des croyances religieuses de la personne décédée est célébrée avant la mise en terre.

La crémation

La crémation est une pratique funéraire très ancienne qui est de plus en plus répandue. Le corps de la personne décédée est transformé en cendres dans un appareil de crémation. Ensuite, les cendres sont remises aux membres de la famille dans une urne préalablement achetée par ces derniers.

Au Québec, la Loi sur les activités funéraires détermine depuis août 2018 les modes de dispositions autorisés. En général, les familles optent pour l’enfouissement des cendres dans un lot familial, ou encore la mise en niche dans un columbarium.

Avantages et inconvénients

L’inhumation est souvent plus dispendieuse que la crémation. Dans certains cimetières, les concessions funéraires se font de plus en plus rares. Parmi les coûts, il faut prévoir notamment l’achat d’un cercueil et d’une pierre tombale.

De plus, certaines personnes voient leur processus de deuil facilité par le fait de pouvoir honorer la mémoire du défunt dans un endroit précis tel qu’un cimetière.

En ce sens, les gestionnaires de cimetière déploient énormément d’efforts pour s’assurer que les lieux soient propices au recueillement.

De son côté, le processus de crémation est généralement moins dispendieux et permet un plus large éventail de possibilités quant à la disposition des cendres.

Enfin, si l’acte de crémation est rapide et facile à organiser, la disposition des cendres peut parfois être conflictuelle si le défunt n’a rien prévu à cet effet dans ses dernières volontés.